À propos

Notre Histoire

La communauté religieuse de l’Institut de Notre-Dame-du-Bon-Conseil fut l’un des premiers groupes à offrir de l’aide et du support aux aides familiales qui travaillaient dans des résidences privées. Cette communauté a participé à la construction de centres d’hébergement pour des jeunes femmes qui partaient d’un milieu rural pour venir s’établir à Montréal en quête d’un poste comme travailleuse domestique.

En 1947, avec l’aide de Marie Gérin-Lajoie, un de ces centres devint le Centre social d’aide aux immigrants. Vers la fin des années 1970, l’Association pour la Défense des Droits des Personnel Domestique fut fondée en réaction à l’exploitation de la main-d’œuvre à bas coût et, plus particulièrement, au pouvoir excessif des employeurs sur les conditions d’emploi de ces individus. L’organisme rassembla des individus aux expériences variées qui ensemble participent à créer une forte communauté d’appui. Une année plus tard, en 1977, l’Association pour la Défense des Droits des Personnel Domestique fut reconnue comme un organisme indépendant à but non lucratif.

En 1998, l’organisme adopta officiellement une nouvelle appellation : l’Association des Aides Familiales du Québec (AAFQ). Jusqu’en 2015, l’AAFQ était le seul organisme au Québec à rassembler des travailleurs et travailleuses employés dans des résidences privées que ce soit à temps plein ou partiel. Les membres avaient tous des bagages différents, mais ils partageaient un désir commun : celui d’améliorer les conditions de travail des travailleurs et travailleuses domestiques et de changer la perception du public sur ce métier.

Dépendant de l’apport des bénévoles et dans un contexte de financement très difficile, l’organisme a cessé en fin de l’année 2015 de fournir des services individuels aux aides familiales. L’organisme à recentrer ses activités afin de lutter pour l’amélioration des lois fédérales et provinciales qui ont un impact direct sur les droits fondamentaux du personnel domestique. Le 8 juillet 2016, l’organisme revint à son appellation datant de 1977 soit l’Association pour la défense des droits du personnel domestique.

Quelques-uns de nos accomplissements

  • L’inclusion des travailleurs domestiques dans la législation québécoise soit la Loi sur les normes du travail.
  • Sensibilisation au sujet de la situation précaire des travailleurs temporaires au Québec qui a mené, entre autres, à des changements réglementaires, assouplissant ainsi le critère du Programme des aides familiaux résidants.
  • Sensibilisation du public à propos du trafic d’aides familiales.
  • Augmentation du respect et de l’appréciation du travail effectué dans les maisons privées.
  • Contribution significative à l’Organisation internationale du travail pour l’adoption de la Convention n° 189 sur les travailleuses et travailleurs domestiques, 2011.

Notre Mission

L’Association pour la Défense des Droits du Personnel Domestique (ADDPD) est un organisme communautaire à but non lucratif créé en 1975 et incorporé en 1977. Notre mission est de s’assurer que le travail fait dans des foyers privés est reconnu, respecté et valorisé. À travers de la recherche, d’ateliers de formation et de sensibilisation et des représentations faites auprès des représentants élus, l’ADDPD supporte les droits du personnel domestique au Québec et au Canada.

Le Canada s’appuie énormément sur le personnel domestique (im)migrant pour répondre à la demande des foyers québécois. Pour cette raison, l’ADDPD croit fermement qu’afin de leur offrir des conditions de travail équitables et décentes, une réforme profonde des politiques d’immigration canadienne est nécessaire.

LE DROIT POUR LE PERSONNEL DOMESTIQUE DE CHANGER D’EMPLOYEUR

Présentement, sous le programme des aides familiaux, et d’autres programmes concernant le personnel employé par des diplomates et des ressortissants étrangers, les aides familiales font face à l’interdiction de changer d’employeur au Canada. Pour permettre à ces travailleurs d’exercer leurs droits fondamentaux, ils doivent être admis au Canada sous un permis de travail ouvert.

LE DROIT À L’UNITÉ FAMILIALE POUR TOUT PERSONNEL DOMESTIQUE

Sous le présent programme des aides familiaux, et d’autres programmes concernant le personnel employé par des diplomates et des ressortissants étrangers, les aides familiales n’obtiennent pas de permis d’étude ou de travail pour leurs enfants et/ou leur conjoint. Tous les programmes d’immigration pour le personnel domestique devraient respecter le droit fondamental à l’unité familiale, qui est essentiel pour la santé mentale et le bien-être psychologique de ces travailleurs.

LE DROIT À UN ACCÈS INDÉPENDANT AU STATUT PERMANENT POUR LE PERSONNEL DOMESTIQUE

Sous le présent programme des aides familiaux et d’autres programmes concernant le personnel employé par des diplomates et des ressortissants étrangers, le personnel domestique admis au Canada est, de façon temporaire ou permanente, exclu d’un éventuel accès au statut permanent. Afin de leur garantir un accès suffisant à la justice canadienne, ces travailleurs et travailleuses devraient se voir octroyer l’accès au statut permanent.

UNE RÉGULATION EFFICACE DES AGENCES DE RECRUTEMENT ET DE PLACEMENT

Les fraudes perpétrées par les agences de placement et de recrutement au Canada et à l’étranger contribuent de façon importante à l’exploitation et aux abus subis par le personnel domestique. La régulation de ces agences tombe sous la compétence des provinces canadiennes. Les gouvernements provinciaux devraient mieux réguler et superviser ces agences.

UNE MEILLEURE PROTECTION POUR LE PERSONNEL DOMESTIQUE

Le personnel domestique est un groupe unique qui ne bénéficie d’aucune protection sous le régime de santé et sécurité au travail. En tant que membre de la Coalition CSST pour le personnel domestique, l’ADDPD considère que toutes les aides familiales doivent recevoir une protection automatique en cas d’accident de travail ou de maladie professionnelle. Il s’agit d’une protection octroyer à tous les travailleurs du Québec en vertu de la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles.