Notre Mission

L’Association pour la Défense des Droits du Personnel Domestique de Maison et de Ferme (ADDPD/Association des aides familiales du Québec) est un organisme communautaire à but non lucratif créé en 1975 et incorporé en 1977.

Notre Mission est de promouvoir et défendre, tant en milieu rural qu’en milieu urbain, le respect des droits fondamentaux – et ainsi l’amélioration des conditions de travail et de vie – du personnel domestique de maison et de ferme, notamment intégré au pays à travers un programme d’immigration ou de migration temporaire de travail. Plus précisément, l’ADDPD travaille à inciter la communauté des décideurs politiques à abolir, notamment à travers des recours juridiques constitutionnels, les éléments normatifs violant les droits fondamentaux des travailleuses et travailleurs domestiques de maison et de ferme.

Aussi, le Canada s’appuie énormément sur le personnel domestique (im)migrant pour répondre la demande des foyers et fermes canadiennes, intégré au pays sous statut légal subordonné à la volonté d’un (ou de plusieurs) employeur(s) spécifique(s).

Dans ce contexte, afin de permettre un accès à des conditions de travail décentes à tous les domestiques de maison et de ferme et en particulier d’assurer le respect par l’État de leur droit fondamental à ne pas être tenu en servitude/sous condition similaire à l’esclavage, l’ADDPD travaille spécifiquement à faire abolir les aspects néo-esclavagistes intégrés au droit de l’immigration canadien et, ainsi, à la mise en oeuvre de politiques d’(im)migration compatibles avec le respect étatique du droit fondamental à la liberté, sécurité et justice de tous les domestiques de maison et de ferme.


Plus précisément, l’ADDPD revendique:

1- LE DROIT DE CHANGER D’EMPLOYEUR

Présentement, sous le Programme des Travailleurs Étrangers Temporaires, sous-programmes pour les gardes d’enfants, gardes-malades, et travailleurs agricoles mexicains et caribéens, et autres programmes concernant le personnel domestique employé par les diplomates et ressortissants étrangers, plusieurs domestiques de maison ou de ferme font face à des obstacles étatique à leur droit de changer d’employeur au pays. Afin de permettre leur permettre l’exercice des droits, ces travailleuses et travailleurs admis pour emploi au sein d’un foyer ou une ferme doivent être admis au Canada sous un permis de travail ouvert.

2- LE DROIT À L’UNITÉ FAMILIALE

Présentement, sous le Programme des Travailleurs Étrangers Temporaires, sous-programmes pour travailleurs agricoles mexicains et caribéens, et autres programmes concernant le personnel domestique employé par les diplomates et ressortissants étrangers, plusieurs domestiques de maison ou de ferme, les (im)migrants admis pour travail sur le lieu de résidence de leur employeur n’obtiennent pas de permis d’étude ou de travail pour leurs enfants et/ou leur conjoint. Tous les programmes d’immigration pour le personnel domestique devraient respecter le droit fondamental à l’unité familiale, qui est essentiel pour la santé mentale et le bien-être psychologique de ces travailleurs.

3- LE DROIT À UN ACCÈS INDÉPENDANT AU STATUT PERMANENT

Présentement, sous le Programme des Travailleurs Étrangers Temporaires, sous-programmes pour les gardes d’enfants, gardes-malades, et travailleurs agricoles mexicains et caribéens, et autres programmes concernant le personnel domestique employé par les diplomates et ressortissants étrangers, plusieurs domestiques de maison ou de ferme, le personnel domestique admis au Canada est systématique, de façon temporaire ou permanente, exclu d’un accès au statut légal permanent. Afin de leur garantir un accès suffisant à la justice canadienne, ainsi qu’un réel droit à l’intégration sociale, ces travailleurs et travailleuses doivent se voir reconnaître le droit d’accéder au statut légal permanent dès l’arrivée ou avant l’admission.

4- SERVICES DE RECRUTEMENT-PLACEMENT NON-BIAISÉS ET RÉGLEMENTATION

Les fraudes perpétrées par les agences de placement et de recrutement au Canada et à l’étranger contribuent de façon importante à l’exploitation et aux abus subis par le personnel domestique de maison et de ferme. La régulation de ces agences tombe notamment sous la compétence des provinces canadiennes. Les gouvernements fédéral et provinciaux devraient offrir des services de recrutement et placement international aux travailleurs et membres de leur famille à l’étranger, et en parallèle réguler et superviser efficacement les agences privées afin de minimiser pour les (im)migrants le risque d’aboutir dans un condition de servitude pour dettes.